Samedi 17 novembre 2007

Selon l'association IGLHRC, le jeune homosexuel iranien condamné à mort devrait échapper à cette sentence. Suite à la pression internationale, un haut responsable de la justice iranienne aurait cassé la décision du tribunal de Paveh. Makwan Moloudzadeh, un kurde de 21 ans, avait été reconnu coupable de «relations anales» (lavat), commises alors qu'il n'avait que 13 ans. Or, les enfants ne sont pas responsables pénalement, selon le code pénal iranien. Têtu avait informé ses lecteurs de l'exécution à venir du jeune homme (lire Quotidien du 30 octobre), et plusieurs associations françaises se sont jointes au mouvement de protestation lancé par l'association Outrage! en Angleterre et Amnesty International en Belgique. «C'est une grande victoire pour les droits de l'Homme et un rappel du pouvoir des protestations internationales» a déclaré Paul Ettelbrick, directeur exécutif d'IGLHRC, à la suite de son annonce.


Source: 
tetu.com

par Blaise Gauquelin
Info du 16 novembre 2007
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Mardi 13 novembre 2007

Selon le journal anglais The Times, un haut responsable iranien a de nouveau confirmé le sort que son pays devait réserver aux homosexuels. En mai dernier, lors d'une rencontre entre deux délégations parlementaires, anglaise et iranienne, au siège de l'Union parlementaire internationale (IPU) à Genève, le secrétaire général du groupe iranien délégué à cette organisation a dû répondre à des questions portant sur la répression des homosexuels dans son pays. La délégation anglaise voulait, en fait, avoir des explications sur ce que prévoyait la loi iranienne, en ce qui concerne les exécutions de personnes ayant commis des faits alors qu'elles étaient mineurs. Il était explicitement fait mention de la pendaison de deux adolescents gays en 2005 (lire Quotidien du 22 juillet 2005). Moshen Yahyavi a alors admis, selon le compte-rendu de cette rencontre, que l'Iran appliquait la peine capitale en cas de relations sexuelles prouvées et répétées entre personnes de même sexe, ce que ne prévoit pourtant pas la loi. Le parlementaire a expliqué que «selon l'Islam, les relations homosexuelles entre hommes ou entre femmes ne sont pas permises». Moshen Yahyavi a ajouté que «ceux qui était convaincu [d'activités homosexuelles] devaient être exécutés.» Rappelons qu'un tout jeune homosexuel attend toujours d'être pendu, alors que la sentence a déjà été prononcée et que la Cour suprême a rejeté son appel (lire Quotidien du 30 octobre). Copyright tetu.com

par Blaise Gauquelin

Info du 2007-11-13


Source: Têtu
Par vd
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Samedi 3 novembre 2007
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Jeudi 1 novembre 2007

Déclaration publique

EUR 53/002/2007

Amnesty International craint que la Lituanie ne respecte pas le droit des lesbiennes, gays, personnes bisexuelles et transgenres (LGBT) à la liberté de réunion et à la liberté d’expression. Le 24 octobre, le conseil municipal de la capitale Vilnius a refusé d’accorder une autorisation pour le déploiement d’un drapeau de trente mètres aux couleurs de l’arc-en-ciel, symbole du mouvement en faveur des droits des LGBT, sur la place de l’hôtel de ville. Plus de 200 militants des droits des LGBT, venus d’une quarantaine de pays pour une conférence sur les droits des LGBT organisée par l’Association internationale des lesbiennes et des gays (ILGA), ainsi que plusieurs organisations locales, devaient assister à la levée de ce drapeau.

Officiellement, la manifestation ne pouvait se dérouler en raison des travaux de construction en cours sur la place de l’hôtel de ville qui auraient pu présenter un risque pour la sécurité des personnes présentes. La place était cependant ouverte à la circulation et aucun lieu de remplacement n’a été proposé par le conseil municipal de Vilnius.

En mai de cette année, le maire de Vilnius, Juozas Imbrasas, avait refusé que le camion anti-discrimination, en tournée dans le cadre d’une campagne d’information parrainée par l’Union européenne, fasse étape dans sa ville. Le conseil municipal de Vilnius avait également voté à l’unanimité en faveur de l’interdiction d’une manifestation pour la défense des droits humains, notamment des droits des lesbiennes, gays, personnes bisexuelles et transgenres, prévue le 25 mai dans le cadre d’une campagne de tolérance, pour des « raisons de sécurité ».

Le parlement lituanien envisage actuellement une loi qui interdirait la « propagation de l’homosexualité » aux enfants. Le changement législatif consisterait en un amendement à la loi existante sur la protection des mineurs contre les effets dommageables de l’information publique. La loi s’applique actuellement à la question de la représentation de la violence, physique ou psychologique et du vandalisme ; à la diffusion d’images représentant des cadavres ou des corps cruellement mutilés et à toute information susceptible d’engendrer la peur ou l’horreur, d’encourager l’automutilation ou le suicide. L’amendement proposé mettrait l’information sur l’homosexualité sur le même plan que ces questions. Les auteurs de cet amendement déclarent dans une note explicative que « la propagation d’une orientation sexuelle non traditionnelle et l’exposition à une information présentant sous un jour positif les relations homosexuelles pourraient avoir des conséquences négatives sur le développement physique, mental et surtout moral des mineurs. »

Cette proposition de loi est similaire à l’article 28 du Local Government Act britannique de 1988 dont le Comité des droits de l’enfant des Nations unies avait recommandé l’abrogation et qui a été supprimé en 2003. La Lituanie a obligation d’agir « dans l’intérêt supérieur de l’enfant » (Convention relative aux droits de l’enfant, article 3), ce qui inclut le respect du droit de l’enfant de vivre libre de toute discrimination, y compris celles basées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

Les droits à la liberté d’expression, de réunion et d’association pacifiques sont reconnus dans de nombreux traités, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, auxquels la Lituanie. est État partie. Bien que les droits à la liberté d’expression, de réunion et d’association pacifiques ne soient pas des droits absolus, la limitation de ces droits ne peut se faire que conformément à la loi et doit être nécessaire et proportionnelle à la poursuite d’un objectif légitime au regard du droit international. Même si une manifestation peut choquer ou offenser des personnes opposées aux idées qu’elle défend ou cherche à promouvoir, ses participants doivent pouvoir manifester sans avoir à craindre de violences physiques de la part de personnes ou de groupes opposés à leurs idées.

Amnesty International demande instamment aux autorités lituaniennes de respecter le droit à la liberté de réunion pacifique pour tous, ainsi que le droit de chacun de ne pas faire l’objet de discrimination en raison de son orientation sexuelle ou de son identité de genre ; l’organisation appelle également les autorités lituaniennes à promouvoir activement le respect de la diversité dans leur pays.


Message disponible à l'adresse

http://www.amnestyinternational.be/doc/spip.php?article12049

 

Service Presse Amnesty International Belgique francophone
Françoise Guillitte
fguillitte@aibf.be

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Mardi 30 octobre 2007
chiite.jpg La seule organisation internationale irakienne de soutien aux gays, lesbiennes, transsexuels et séropositifs risque de disparaître, faute d'argent. Iraqi LGBT, qui aide depuis 2005 les minorités sexuelles persécutées en Irak à se cacher pour échapper aux attaques de milices chiites (photo) et à fuir le pays, dans le but de demander l'asile politique, tente en vain d'obtenir les fonds nécessaires à la survie de son réseau. «Nous n'existons que grâce aux dons privés», a expliqué Ali Hili à tetu.com. Réfugié à Londres, il a fondé Iraqi LGBT avec l'aide d'Outrage!, l'une des principales associations britanniques de défense homo. «Mais les dons baissent alors que nos besoins augmentent. Nous sommes tout un réseau, malheusement, je suis le seul à dévoiler mon visage et à donner des interviews, parce que plusieurs de nos membres sont déjà morts après avoir parlé dans les médias et s'être fait repérer sur la toile. Depuis, je suis sous protection et nous refusons de montrer nos projets, c'est trop dangeureux. Conséquence: plus personne ne parle des gays en Irak et nous n'avons plus d'argent. En France, seuls Têtu et Hélène Hazera, notamment surFrance Culture, parlent de nous.» Iraqi LGBT travaille pourtant avec Amnesty International et Human Rights Watch, a déjà assisté avec succès une quarantaine de demandeurs d'asile dans toute l'Europe et en Amérique du Nord. La persécution des minorités sexuelles, des transsexuels et des séropositifs a été reconnue par l'ONU (lire Quotidien du 22 janvier) et par le département d'État américain, uniquement grâce à l'association qui recense les preuves et tiens ses informations à jour. Et sa gestion financière est certifiée par OutRage!. À l'heure actuelle, plusieurs dizaines d'homosexuels, de transsexuels et de séropositifs risquent de se retrouver à la rue dès la fin du mois de novembre, car il est devenu impossible pour le groupe de payer le loyer des appartements secrets où les personnes traquées se terrent, ainsi que les salaires des deux gardes armés qui les protègent. Les traitements pour les malades manquent et les menaces de mort affluent toujours sur le répondeur d'Ali Hili. Copyright tetu.com

par Blaise Gauquelin
Info du 29 octobre 2007


Source: Têtu
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Dimanche 28 octobre 2007
Article d'Aide-Mémoire
Colignon, Alain
n°14, juillet-septembre 2000

Source: http://www.territoires-memoire.be/am/affArt.php?artid=114

Sous Guillaume II (1890-1914), la société allemande telle qu'elle avait été modelée par la tradition prussienne, exaltait l'armée, la virilité guerrière. Elle s'alliait ainsi aux plus antiques préjugés pour reléguer la femme " à la cuisine, à l'église, aux enfants ". Cet état d'esprit contribua à favoriser les pratiques homosexuelles dans les couches favorisées, de l'aristocratie à la bourgeoisie, ainsi que dans la caste militaire. La Première Guerre mondiale suivie de la défaite accélère ce processus. Aussi, l'ébranlement des cadres sociaux, la terrible crise économique des années 1919-1923, la misère, provoquèrent une explosion de la prostitution masculine. Le sociologue Robert Michels évalue en 1928 à 1,2 million le nombre de personnes manifestant des tendances homosexuelles. Certains de ses collègues parlaient de 2 millions.

 

Le mouvement national-socialiste accéda au pouvoir en janvier 1933. Il gère la question d'une manière qui n'était pas dépourvue d'ambiguïtés. Se voulant l'héritier des vertus guerrières de la "race", ses chefs avaient témoigné d'une certaine tolérance en matière de mœurs pour leurs militants durant les années de lutte politique. Dans les Sections d'Assaut nazies, les amitiés dites particulières n'étaient pas rares, et leur dirigeants principal, Ernst Röhm, avait une réputation bien établie en la matière. Cela ne l'empêcha pas d'être un intime d'Hitler, pour qui seul comptait le but à atteindre. Devenu chancelier du Reich, ce dernier se servit de sa troupe d'élite S.S. pour briser les turbulents S.A. devenus aussi compromettants qu'inopérants. Après l'exécution de Röhm et de son état-major lors de la fameuse " nuit des longs couteaux " (30 juin 1934), la répression put s'exercer sans entraves sur l'homosexualité. Les officiels du régime avaient vu en elle un danger de contamination de la couche dirigeante de l'Etat. Autre danger : elle menaçait la croissance démographique de la nation. L'aspect moralisant de la problématique n'était pas ignoré mais il n'était finalement que secondaire. En 1871, sous Bismarck, on avait introduit dans la législation relative aux moeurs le paragraphe 175 punissant d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à cinq ans " les rapports contre nature entre hommes ". Cet article reste en vigueur mais pouvait être aggravé si le juge estimait, selon le Droit national-socialiste, que l'acte heurtait particulièrement le " bon sens populaire ". A partir de 1935, la S.S. s'attacha à résoudre la question homosexuelle qui, selon elle, " ne relevait pas de la médecine mais de la politique ". Pour Himmler, le maître de l'Ordre noir, les homosexuels étaient des malades mentaux lâches et dégénérés. Une possibilité de rédemption par le travail, loin des gens " normaux ", était cependant prévue même si le Reichsführer S.S. se disait partisan de leur extermination jusqu'au dernier : les anciens germains ne noyaient-ils pas les invertis dans les marécages ? Enfermés par milliers dans les camps de concentration (Sachsenhausen, Oranienburg et Flossenburg), pourvus comme signe distinctif d'un grand triangle rose, les homosexuels furent soumis aux pires violences, aux pires humiliations. Les nazis ne traquèrent toutefois que les citoyens du Grand-Reich (Allemagne, Autriche, Sudètes et Volksdeutsche) ou des territoires qui, peuplés de germains, allaient être incorporés sous peu à celui-ci. Il fallait que la " race nordique " reste pure de toute dégénérescence. Dans le reste de l'Europe occupée, ils se désintéressèrent de la question.

 

Des milliers d'homosexuels périrent, victimes de l'utopie national-socialiste. Leur martyre ne fut jamais reconnu en tant que tel et le paragraphe 175 reste en vigueur en Allemagne jusqu'en 1964.

 

 


Alain Colignon est historien.

© Les Territoires de la Mémoire- Belgique


Par vd - Publié dans : Etudes
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